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Beau-Titi

Le perroquet Gris du Gabon


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Je suis un perroquet, un Gris du Gabon.

Souvent on nous prénomme"Coco" ou "Jaco", mais moi, j'ai été appelé " Ninja".

Bon, je suis d'accord avec vous, Ninja, cela fait un peu tortue, mais vous savez, personne ne m'a pas demandé mon avis.

Je n'ai jamais connu mes parents, puisque j'ai été
" élevé à la main".

Ensuite, j'ai été adopté par une famille, en Région Parisienne.

Je crois que tout aurait pu bien se passer, mais comme j'étais un enfant difficile, peureux et criard, l'ambiance s'est vite détériorée.

Ils n'ont peut-être pas bien compris qui j'étais, je n'ai peut-être pas fait les efforts qu'il fallait pour être conforme à leurs souhaits.

Et moi, je ne vais pas vous raconter ce qu'il s'est passé : c'est mon jardin secret, et puis il y a des souvenirs qu'il vaut mieux essayer d'oublier.

Bref, un jour, après quelques échanges de mails, il a été décidé que j'allais changer de famille.

 

 

 

 

 

 

Tout à commencé un lundi matin de novembre : ma maîtresse m'a mis dans une boîte, une sorte de boîte à chaussure, en plus grand.

Puis, la boîte fut mise dans un grand sac de voyage, noir, et me voilà parti...

D'abord le métro : quel bruit, et puis cela vibrait de partout : je n'étais pas vraiment rassuré, surtout que je ne voyais rien du tout.

Remarquez, dans certain cas, surtout pour un peureux, il vaut mieux ne rien voir.

Tout à coup, le métro s'arrête : plus de bruit.

Je respire enfin un air plus frais et moins nauséabond : je me dis que je suis arrivé.

Non, maintenant c'est un train : le TGV. Moins pénible que le métro : moins de bruit, moins de secousses.

Je suis toujours dans ma boite, la boite dans le sac, mais le sac est posé sur ses genoux, la fermeture éclair est ouverte, et, de temps en temps, j'entends ma maîtresse qui me parle.

Je crois bien qu'elle aurait bien voulu me garder, elle. Je crois que ce n'est pas sa décision de se séparer de moi: il y a des personnes dans la famille qui ne me supportaient plus, enfin, c'est ce que j'ai cru comprendre.

Je sens bien qu'elle a un peu de peine, elle aussi, comme moi : mais moi, j'ai appris à ne rien dire, ne rien montrer - je suis comme cela.

Une heure de train, puis de nouveau l'air frais, et...

Une voiture maintenant : je commence à avoir assez.





Il me serait agréable d'avoir ici vos réactions et commentaires

Je vous en remercie

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Dernière mise à jour le : 02.01.03 10:44