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Revue de Presse

 

100 ans de baguage d'oiseaux au Canada

21 septembre 2005

 

Chaque automne, après la saison de reproduction, des milliards d'oiseaux migrateurs quittent le Canada, en route vers les zones méridionales, pour atteindre leurs aires d'hivernage, au Sud des Etats-Unis, au Mexique, dans les Caraibes, et en Amérique centrale ou du Sud. Cet automne marque le 100e anniversaire des efforts déployés par le Canada pour repérer les aires d'hivernage de nos oiseaux migrateurs.

C'est James Henry Fleming qui, au Canada, a bagué pour la première fois un merle d'Amérique dans le jardin de sa maison de Toronto en Ontario, le 24 septembre 1905, dans l'espoir de découvrir les quartiers d'hivernage de l'oiseau.

Un siècle plus tard, il y a maintenant plus de 900 bagueurs posent annuellement des bagues et des marqueurs sur plus de 300 000 oiseaux migrateurs. "Le baguage des oiseaux sert à l'ensemble des travaux et est utilisé comme outil de base dans la recherche sur les oiseaux et leur surveillance" souligne l'honorable Stéphane Dion, ministre de l'Environnement.

"Le baguage permet aux biologistes et aux gestionnaires de la faune d'étudier le comportement et l'écologie, de surveiller les populations et de protéger les espèces menacées.

L'ornithologie peut aussi servir à faire face aux préoccupations en matière de santé humaine et de sécurité, notamment le virus du Nil occidental, grâce à la capture des oiseaux et à la prise d'échantillons de sang."

Depuis 1923, le Bureau de baguage des oiseaux du Canada d'Environnement Canada et le laboratoire de baguage d'oiseaux du bureau des études géologiques des Etats-unis (United States Geological Survey's Bird Banding Laboratory) administrent conjointement le Programme nord-américain de baguage des oiseaux

. Depuis 1908, plus de 66 millions d'oiseaux ont été bagués en Amérique du Nord, ce qui représente près de 4 millions de rencontres avec 980 espèces et sous-espèces. Les données recueillies au Canada sur le baguage et la reprise contribuent à la recherche ornithologique ainsi qu'à la conservation et à la gestion des oiseaux migrateurs de l'Amérique du Nord dans l'ensemble de l'hémisphère occidental. "La quantité de renseignements qui ont été recueillies au cours du siècle dernier de baguage d'oiseaux au Canada a joué un rôle fondamental dans la recherche scientifique et la conservation des oiseaux" a déclaré le ministre Dion.

"Il est essentiel de veiller à disposer d'information scientifique rigoureuse pour fonder nos décisions et respecter l'approche globale du gouvernement du Canada dans le cadre du Projet vert, notre vision plus large de l'environnement, qui établit des liens entre la compétitivité économique et la prospérité dans un avenir durable." Au début du vingtième siècle, une bague d'oiseau était un simple anneau d'aluminium posé autour de la patte d'un oiseau afin de pouvoir l'identifier et le repérer.

Un siècle plus tard, la même méthode est encore utilisée, sauf pour les oiseaux qui passent une grande partie de leur vie en milieu aquatique, les bagues doivent alors être en acier inoxydable. Les bagues sont de grandeurs et de formes différentes pour s'adapter à la diversité des tailles d'oiseaux. Les colibris sont si petits que chaque bague doit être taillée pour chaque oiseau et adaptée individuellement, tandis que dans le cas des grands oiseaux de proie, tels que les éperviers et les aigles, il faut utiliser des bagues spéciales qui s'enclenchent ou des bagues qu'on peut river, pour empêcher les oiseaux de les enlever avec leur puissant bec.

Certaines études nécessitent l'identification des oiseaux individuels à partir d'une certaine distance. Dans ces cas, on utilise parfois d'autres dispositifs de marquage que les bagues habituelles, notamment les banderoles de couleur, les colliers, les banderoles de plastic, les banderoles d'ailes, les disques nasaux, la coupe des ailes et les colorants ou teintures. Les bagueurs du Canada sont hautement qualifiés pour la capture, la manipulation, l'identification des oiseaux ainsi que pour la détermination de leur âge et de leur sexe. Les bagueurs doivent détenir un permis scientifique du gouvernement fédéral pour capturer et baguer les oiseaux migrateurs.

Le Programme nord-américain de baguage des oiseaux compte sur le public pour récupérer les bagues d'oiseaux trouvés. On demande aux Canadiens qui trouvent un oiseau bagué ou une bague d'oiseau de prendre note du plus grand nombre de renseignements possibles sur l'oiseau et sa bague et de communiquer avec le Bureau de baguage des oiseaux .

Les activités du gouvernement du Canada visant la protection et la conservation des oiseaux migrateurs s'inscrivent dans le Projet vert, un ensemble de politiques et de programmes destinés à promouvoir le développement durable de l'environnement.

Le Projet vert porte sur des initiatives en matière d'environnement pour le XX1e siècle, notamment des mesures pour conserver notre biodiversité, protéger nos eaux et assainir nos sites contaminés.

Pour obtenir plus d'information sur le baguage des oiseaux ou offrir une aide comme bénévole dans un projet de baguage, veuillez communiquer avec l'un des nombreux observatoires d'oiseaux au Canada.

Le bénévolat est l'une des meilleures façons d'acquérir les compétences difficiles et nécessaires pour devenir bagueur d'oiseaux.

Pour se procurer la liste des observatoires d'oiseaux partout au Canada, visitez le site

Réseau canadien de surveillance des migrations

 

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Dernière mise à jour le : 28.09.05 23:35